Des sous-sols hantés d’un monastère ravagé aux dangereuses mers du Sud, Abe Sapien, Roger l’homoncule et les autres étonnants membres du B.P.R.D. tentent, tant bien que mal, de résoudre des enquêtes qui mêlent tour à tour sorcellerie, sciences déviantes et êtres fantastiques… Bienvenue au Bureau For Paranormal Research And Defense !
Dans ce premier recueil du spin-off d’Hellboy, plusieurs récits sont compilés.
Avec son histoire, prétexte à nous montrer des créatures kirbyesques (mais il faut avouer qu’on aime bien ça, les créatures kirbyesques), Hollow Earth ouvre le bal. Si l’intrigue principale, écrite à 3 paires de mains (Golden, Sniegoski et Mignola… tout ça pour ça ?), n’est pas des plus transcendantes, le récit permet surtout de retrouver Liz Sherman, d’introduire le personnage de Johann Kraus, et de développer plus en profondeur certains des employés du B.P.R.D. tels qu’Abe ou Kate Korrigan. Mis en image par un Ryan Sook qui cherche encore ses marques mais qui offre déjà de beaux moments (entre autres les créatures kirbyesques…), cette histoire reste tout de même assez agréable à lire et remplit totalement son rôle liminaire.
On continue avec deux histoires courtes. Le très drôle The Killer In My Skull met en scène, durant les années 30, un Lobster Johnson justicier et redresseur de torts comme il en fleurissait plein dans le Golden Age. Tandis qu’avec Abe Sapien Versus Science, le ton est plus grave lorsqu'Abe sauve Roger des scalpels d’un rat de laboratoire du B.P.R.D. qui ne jure que par la dissection. Ces deux récits sont écrits par un Mike Mignola qui se fait plaisir et dessinés par Matt Smith, qui se contente malheureusement de singer le style graphique du papa d’Hellboy. Visuellement, cela manque donc un peu de personnalité.
Le recueil se termine avec Drums Of The Dead. Imaginée par Brian McDonald, l’intrigue, tournant autour de requins et d’esprits qui rendent les marins fous, met Abe Sapien au premier plan. Si la toile de fond (l’esclavage afro-américain) est intéressante, le sujet est foutu en l’air par de trop nombreux passages explicatifs qu’on aurait préféré voir mieux insérés à la trame principale. Au dessin, Derek Thompson propose un style fort et original avec un trait appuyé et des visages aux expressions très marquées qui fonctionne à merveille avec l’enquêteur amphibien. Et, même si son storytelling n’est pas toujours des plus originaux, Thompson a le mérite d’offrir quelque chose de totalement différent de Mignola, et c’est tant mieux.
En conclusion, la série commence doucement et ce recueil, qui navigue entre moyennement bon et passable, ne propose certainement pas les meilleures histoires du B.P.R.D.
Dans ce premier recueil du spin-off d’Hellboy, plusieurs récits sont compilés.
Avec son histoire, prétexte à nous montrer des créatures kirbyesques (mais il faut avouer qu’on aime bien ça, les créatures kirbyesques), Hollow Earth ouvre le bal. Si l’intrigue principale, écrite à 3 paires de mains (Golden, Sniegoski et Mignola… tout ça pour ça ?), n’est pas des plus transcendantes, le récit permet surtout de retrouver Liz Sherman, d’introduire le personnage de Johann Kraus, et de développer plus en profondeur certains des employés du B.P.R.D. tels qu’Abe ou Kate Korrigan. Mis en image par un Ryan Sook qui cherche encore ses marques mais qui offre déjà de beaux moments (entre autres les créatures kirbyesques…), cette histoire reste tout de même assez agréable à lire et remplit totalement son rôle liminaire.
On continue avec deux histoires courtes. Le très drôle The Killer In My Skull met en scène, durant les années 30, un Lobster Johnson justicier et redresseur de torts comme il en fleurissait plein dans le Golden Age. Tandis qu’avec Abe Sapien Versus Science, le ton est plus grave lorsqu'Abe sauve Roger des scalpels d’un rat de laboratoire du B.P.R.D. qui ne jure que par la dissection. Ces deux récits sont écrits par un Mike Mignola qui se fait plaisir et dessinés par Matt Smith, qui se contente malheureusement de singer le style graphique du papa d’Hellboy. Visuellement, cela manque donc un peu de personnalité.
Le recueil se termine avec Drums Of The Dead. Imaginée par Brian McDonald, l’intrigue, tournant autour de requins et d’esprits qui rendent les marins fous, met Abe Sapien au premier plan. Si la toile de fond (l’esclavage afro-américain) est intéressante, le sujet est foutu en l’air par de trop nombreux passages explicatifs qu’on aurait préféré voir mieux insérés à la trame principale. Au dessin, Derek Thompson propose un style fort et original avec un trait appuyé et des visages aux expressions très marquées qui fonctionne à merveille avec l’enquêteur amphibien. Et, même si son storytelling n’est pas toujours des plus originaux, Thompson a le mérite d’offrir quelque chose de totalement différent de Mignola, et c’est tant mieux.
En conclusion, la série commence doucement et ce recueil, qui navigue entre moyennement bon et passable, ne propose certainement pas les meilleures histoires du B.P.R.D.
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