Dans un laboratoire, une fusillade libère un étrange champignon géant qui transforme les humains en grenouilles humanoïdes. Le B.P.R.D. enquête et les agents Johann, Liz, Abe, Roger et Kate se rendent vite compte que l’affaire possède un lien évident avec les événements de Cavendish Hall et, donc, avec un certain Raspoutine…
Après deux recueils constitués uniquement d’histoires courtes, la série B.P.R.D. a enfin (oui, le moment était venu !) droit à un scénario plus étoffé en 5 parties. Mike Mignola, créateur d’Hellboy, nous livre ici un récit qui retourne sur les répercussions des incidents survenus à Cavendish Hall (cf. Hellboy, TPB 1 – Seed Of Destruction). Continuant simplement, et sans prétention, de développer son univers en jouant avec ses inventions, l’auteur nous offre une bonne série B bien rythmée et plutôt prenante. Mais, là ou Plague Of Frogs devient vraiment intéressant, c’est dans le traitement de Abe Sapien. Contrairement à ses collègues, l’amphibien ne connait rien de ses origines et se pose donc pléthore de questions sur lui-même. Tout au long de l’histoire, Mignola va jouer avec cet état de fait pour finalement déboucher sur un épisode vraiment étonnant. En effet, dans une sorte de songe initiatique, Abe va en apprendre beaucoup plus sur sa création tout en y participant ! Un ‘‘éclaircissement’’ qui pose encore plus de questions sur la naissance du personnage… Couillu et génial ! Il fallait oser !
Pour la partie graphique c’est Guy Davis (qu’on avait pu apprécier sur Dark Water dans le TPB Soul Of Venice & Other Stories) qui tient les crayons. Avec un trait plutôt atypique pour un comics mainstream, l’artiste arrive néanmoins sans problème à établir son style, et ce, notamment, par l’aisance avec laquelle il représente les monstres et autres personnages étranges qui parsèment ce titre. Concernant son storytelling, le dessinateur n’emploie que des compositions de pages plutôt classiques constituées de gaufriers. Variant l’utilisation de différentes tailles de cases avec, cependant, une nette préférence pour celles au format cinémascope, l’illustrateur produit des planches dynamiques et bien pensées qui fonctionnent parfaitement (l’introduction millimétrée, entre autres). Mais si il ne fallait relever qu’un passage, ce serait sans doute le début des origines d’Abe Sapien où, s’accordant avec Mike Mignola, Davis offre des scènes en forme de rêves subaquatiques éveillés de toute beauté. Le spin-off d’Hellboy vient de trouver son dessinateur et ça fait du bien !
B.P.R.D. décolle enfin avec un scénario plus dense qu’à l’accoutumée et, surtout, un dessinateur inspiré. Il était grand temps !
Après deux recueils constitués uniquement d’histoires courtes, la série B.P.R.D. a enfin (oui, le moment était venu !) droit à un scénario plus étoffé en 5 parties. Mike Mignola, créateur d’Hellboy, nous livre ici un récit qui retourne sur les répercussions des incidents survenus à Cavendish Hall (cf. Hellboy, TPB 1 – Seed Of Destruction). Continuant simplement, et sans prétention, de développer son univers en jouant avec ses inventions, l’auteur nous offre une bonne série B bien rythmée et plutôt prenante. Mais, là ou Plague Of Frogs devient vraiment intéressant, c’est dans le traitement de Abe Sapien. Contrairement à ses collègues, l’amphibien ne connait rien de ses origines et se pose donc pléthore de questions sur lui-même. Tout au long de l’histoire, Mignola va jouer avec cet état de fait pour finalement déboucher sur un épisode vraiment étonnant. En effet, dans une sorte de songe initiatique, Abe va en apprendre beaucoup plus sur sa création tout en y participant ! Un ‘‘éclaircissement’’ qui pose encore plus de questions sur la naissance du personnage… Couillu et génial ! Il fallait oser !
Pour la partie graphique c’est Guy Davis (qu’on avait pu apprécier sur Dark Water dans le TPB Soul Of Venice & Other Stories) qui tient les crayons. Avec un trait plutôt atypique pour un comics mainstream, l’artiste arrive néanmoins sans problème à établir son style, et ce, notamment, par l’aisance avec laquelle il représente les monstres et autres personnages étranges qui parsèment ce titre. Concernant son storytelling, le dessinateur n’emploie que des compositions de pages plutôt classiques constituées de gaufriers. Variant l’utilisation de différentes tailles de cases avec, cependant, une nette préférence pour celles au format cinémascope, l’illustrateur produit des planches dynamiques et bien pensées qui fonctionnent parfaitement (l’introduction millimétrée, entre autres). Mais si il ne fallait relever qu’un passage, ce serait sans doute le début des origines d’Abe Sapien où, s’accordant avec Mike Mignola, Davis offre des scènes en forme de rêves subaquatiques éveillés de toute beauté. Le spin-off d’Hellboy vient de trouver son dessinateur et ça fait du bien !
B.P.R.D. décolle enfin avec un scénario plus dense qu’à l’accoutumée et, surtout, un dessinateur inspiré. Il était grand temps !
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