Dans une demeure en ruine en bordure de mer, Abe Sapien retrouve l’amour noyée de Caul, l’humain qu’il était au XIXème siècle. Pendant ce temps, le fléau des grenouilles continue son escalade. Pour suivre l’expansion du phénomène, le B.P.R.D. engage un nouveau chef de terrain en la personne du militaire revenu d’entre les morts Benjamin Daimio et déménage son Q.G. au Colorado dans une station de recherche gouvernementale abandonnée, où un scientifique nazi fou a été enterré vivant il y a 50 ans de cela…
A partir de ce recueil, Mike Mignola décide de partager l’écriture de la série avec John Arcudi (The Mask chez Dark Horse, Major Bummer chez DC). Dans The Dead, on navigue donc alternativement entre deux intrigues distinctes. La première, menée par Mignola, continue sur l’exploration du passé d’Abe en le confrontant à son amour passé avant qu’il ne devienne cet être amphibien qu’il est aujourd’hui. Terminant sur une fin poétique sublime, l’auteur travaille la profondeur de son personnage tout en proposant une sorte de conte fantastique à l’ancienne des plus réussi. Arcudi, pour sa part, se concentre sur le reste de l’équipe et introduit le nouveau leader Benjamin Daimio. Misant plus sur l’action et le côté série B/pulp assumé (et oui… encore un scientifique nazi fou !), le scénariste continue dans la même veine que Mignola sur Hellboy ou B.P.R.D. en mêlant récit simple et fait historico-fantastique (ici la Lance de Longinus). En sus, Arcudi prend le temps de faire évoluer chaque personnage (Liz, Roger, Johann) de manière intéressante, notamment par des dialogues et des situations pas dénués d’humour. Certainement pas le scénario du siècle, mais une bonne histoire tout de même.
Aux dessins, Guy Davis continue de faire plaisir aux yeux avec son style si unique aux multiples traits appuyés. Dans ses planches, il arrive parfaitement à donner vie à ces êtres ‘‘cabossés’’, étranges créatures intrigantes, qui peuplent l’univers de B.P.R.D. Bien que son storytelling soit classique (avec un usage de gaufrier ‘‘standard’’), il est néanmoins bien maitrisé, notamment par différents niveaux de zoom savamment utilisés. Et même si, comme beaucoup de ses confrères actuels, Davis emploie parfois trop souvent les cases au format cinémascope, ce n’est jamais pour se reposer sur une mise en scène cinématographique trop facile. Un artiste désormais indissociable de cette série.
Si Plague Of Frogs vous a plu, vous pouvez sans autre hésitation continuer le voyage avec ce recueil.
A partir de ce recueil, Mike Mignola décide de partager l’écriture de la série avec John Arcudi (The Mask chez Dark Horse, Major Bummer chez DC). Dans The Dead, on navigue donc alternativement entre deux intrigues distinctes. La première, menée par Mignola, continue sur l’exploration du passé d’Abe en le confrontant à son amour passé avant qu’il ne devienne cet être amphibien qu’il est aujourd’hui. Terminant sur une fin poétique sublime, l’auteur travaille la profondeur de son personnage tout en proposant une sorte de conte fantastique à l’ancienne des plus réussi. Arcudi, pour sa part, se concentre sur le reste de l’équipe et introduit le nouveau leader Benjamin Daimio. Misant plus sur l’action et le côté série B/pulp assumé (et oui… encore un scientifique nazi fou !), le scénariste continue dans la même veine que Mignola sur Hellboy ou B.P.R.D. en mêlant récit simple et fait historico-fantastique (ici la Lance de Longinus). En sus, Arcudi prend le temps de faire évoluer chaque personnage (Liz, Roger, Johann) de manière intéressante, notamment par des dialogues et des situations pas dénués d’humour. Certainement pas le scénario du siècle, mais une bonne histoire tout de même.
Aux dessins, Guy Davis continue de faire plaisir aux yeux avec son style si unique aux multiples traits appuyés. Dans ses planches, il arrive parfaitement à donner vie à ces êtres ‘‘cabossés’’, étranges créatures intrigantes, qui peuplent l’univers de B.P.R.D. Bien que son storytelling soit classique (avec un usage de gaufrier ‘‘standard’’), il est néanmoins bien maitrisé, notamment par différents niveaux de zoom savamment utilisés. Et même si, comme beaucoup de ses confrères actuels, Davis emploie parfois trop souvent les cases au format cinémascope, ce n’est jamais pour se reposer sur une mise en scène cinématographique trop facile. Un artiste désormais indissociable de cette série.
Si Plague Of Frogs vous a plu, vous pouvez sans autre hésitation continuer le voyage avec ce recueil.
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