Toujours sous le choc et dévastés par la disparition de Roger, Abe, Liz, Johann et Daimio discutent de leurs propres expériences face à la mort. Pendant ce temps, le Dr. Kate Corrigan voyage en France à la recherche d'un livre rare qui pourrait contenir le secret de la résurrection de l'homoncule…
Basé sur une idée originale de Mike Mignola, qui était à la base destinée à son démon rouge, l'intrigue de The Universal Machine est très bien gérée par John Arcudi et lui permet d'opérer un traitement plus en profondeur de chaque membre du B.P.R.D. Autour de la recherche par Kate d'une relique qui pourrait redonner vie à Roger, le scénariste laisse ''mijoter'' les quatre autres compères de la consultante de choc au bureau. Ce faisant, il peut aisément les confronter (Liz et Daimio ne s'apprécient définitivement pas !) dans un huis-clos autour de la cafetière tandis que le Dr. Corrigan suit sa propre quête. Propice à des mises à nu bien vues, cette alternance entre la trame principale et ces moments plus intimes fonctionne à merveille. On découvre, enfin, les origines de Daimio et l'aventure qui l'a fait passer pour mort pendant 3 jours. Johann explique une expérience d'amour qu'il a eue par delà la mort. Puis on revient sur les ressentiments qu'a Liz par rapport à la destruction, par ses propres mains, de sa famille. Finalement, Abe se rappelle d'une étrange enquête autour d'un Wendigo à laquelle il avait participé avec Hellboy. Ceci, ajouté aux dialogues parfois lourds de sens qui en découlent, amène de la contenance et rend l'attachement qu'avait déjà le lecteur envers ces protagonistes encore plus fort. Très bien vu de la part d'Arcudi et Mignola.
Pour la partie graphique, on retrouve Guy Davis. Au risque de se répéter, avec cet artiste B.P.R.D. a vraiment trouvé chaussure à son pied. Dans ce TPB, on est donc en terrain connu avec des planches de grande qualité, que cela soit au niveau du trait comme pour celui des compositions de pages. On retiendra tout particulièrement le dernier épisode et son passage apocalyptique grandiose, où Davis se lâche totalement et nous offre des êtres démoniaques qu'on croirait tout droit sortis d'un des pires cauchemars de H.P. Lovecraft. Mais, aussi, cette fin poétique et émotionnellement très forte dans laquelle Johann fait ses adieux à Roger. Un moment qui prend aux tripes.
Plus on avance dans la série, plus on se rend compte qu'elle est des plus recommandables… Alors, n'hésitez pas, foncez !
Basé sur une idée originale de Mike Mignola, qui était à la base destinée à son démon rouge, l'intrigue de The Universal Machine est très bien gérée par John Arcudi et lui permet d'opérer un traitement plus en profondeur de chaque membre du B.P.R.D. Autour de la recherche par Kate d'une relique qui pourrait redonner vie à Roger, le scénariste laisse ''mijoter'' les quatre autres compères de la consultante de choc au bureau. Ce faisant, il peut aisément les confronter (Liz et Daimio ne s'apprécient définitivement pas !) dans un huis-clos autour de la cafetière tandis que le Dr. Corrigan suit sa propre quête. Propice à des mises à nu bien vues, cette alternance entre la trame principale et ces moments plus intimes fonctionne à merveille. On découvre, enfin, les origines de Daimio et l'aventure qui l'a fait passer pour mort pendant 3 jours. Johann explique une expérience d'amour qu'il a eue par delà la mort. Puis on revient sur les ressentiments qu'a Liz par rapport à la destruction, par ses propres mains, de sa famille. Finalement, Abe se rappelle d'une étrange enquête autour d'un Wendigo à laquelle il avait participé avec Hellboy. Ceci, ajouté aux dialogues parfois lourds de sens qui en découlent, amène de la contenance et rend l'attachement qu'avait déjà le lecteur envers ces protagonistes encore plus fort. Très bien vu de la part d'Arcudi et Mignola.
Pour la partie graphique, on retrouve Guy Davis. Au risque de se répéter, avec cet artiste B.P.R.D. a vraiment trouvé chaussure à son pied. Dans ce TPB, on est donc en terrain connu avec des planches de grande qualité, que cela soit au niveau du trait comme pour celui des compositions de pages. On retiendra tout particulièrement le dernier épisode et son passage apocalyptique grandiose, où Davis se lâche totalement et nous offre des êtres démoniaques qu'on croirait tout droit sortis d'un des pires cauchemars de H.P. Lovecraft. Mais, aussi, cette fin poétique et émotionnellement très forte dans laquelle Johann fait ses adieux à Roger. Un moment qui prend aux tripes.
Plus on avance dans la série, plus on se rend compte qu'elle est des plus recommandables… Alors, n'hésitez pas, foncez !
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