Épuisé, le routier texan Heath Huston revient chez lui pour retrouver sa famille après de longues semaines de travail. Il croit pouvoir enfin se reposer, mais c'est sans compter sur plusieurs races extra-terrestres qui ont décidé d'utiliser la Terre comme champ de bataille. Quelques heures après l'invasion, quasiment la majorité des humains sont exterminés. Heath, qui a perdu son fils et son père dans le premier assaut, se retrouve seul avec sa femme et quelques Texans. Ils décident alors de former un dernier bataillon de résistance à l'envahisseur… Voici les origines des Fear Agents !
Dans ce TPB, on laisse de côté l'intrigue principale pour se plonger dans les pensées de Heath qui, confronté à ses démons, rumine et ressasse son passé le temps d'un flash-back en quatre épisodes.
Pour cet arc, qui relate les événements qui ont fait Heath Hudson devenir l'homme qu'il est aujourd'hui, Rick Remender se fait plus grave. Qu'on se rassure, le bonhomme ne tombe nullement dans le mélo bas de gamme tout juste bon à écouler des stocks de kleenex chez la ménagère de moins de cinquante ans. Mais pourtant, on sent nettement la différence avec les épisodes précédents. Alors, bien sûr, comme à son habitude, le scénariste mâtine son récit de scènes bien gores et outrancières, ou encore de clins d'œil à tout un pan de la SF (et ce, qu'elle soit littéraire ou télévisuelle, cf. le ''Resistance Is Futile'' emprunté à Cosmos 1999, mais qui fut rendu célèbre par le collectif Borg dans Star Trek - The Next Generation), cependant le ton général est moins à la gaudriole. Par des dialogues bien sentis et des passages plus introspectifs, l'auteur développe son personnage principal en nous montrant un père déchiré par la disparition de son fils, qui noie son chagrin dans le whiskey mais qui, d'un autre côté, ne veut absolument pas baisser les bras et continuer à lutter pour la survie de ceux qui restent. Parallèlement, la création des Fear Agents nous est contée sous la forme d'un superbe hommage aux vieux comics de guerre du Golden Age. Ce recueil ne manque de ce fait pas d'action et les passages plus sombres sont alternés avec des scènes bien bourrines et foutrement jubilatoires dans lesquelles les Dressites et autres Tetaldians donnent du fil à retordre aux rebelles texans. Dans The Last Goodbye, Remender amène donc un peu plus de profondeur à son antihéros, tout en continuant de nous servir une série B aux petits oignons.
Avec le jeu de l'alternance sur cette série, on retrouve ici Tony Moore aux crayons. Pour marquer une différence entre présent (les premières et dernières pages) et passé (qui constitue l'essentiel du récit), mais aussi pour coller à la tristesse mêlée de rage d'un Heath Hudson qui repense à sa famille et ses amis disparus, Moore trace les cases du flash-back à main levée. Ce parti-pris en sus du trait rugueux et nerveux de l'artiste colle parfaitement à l'ambiance frénétique de l'œuvre. Au niveau de ses compositions de pages, le dessinateur reste dans le classique mais sert néanmoins très bien l'histoire avec rythme et dynamisme. Comme à son habitude (The Walking Dead, The Exterminators), Tony Moore ne déçoit pas et on se réjouit de pouvoir apprécier la suite des ces travaux.
Cet arc n'étant pas essentiel à la compréhension globale de l'intrigue principale, on pourrait très bien le sauter et lire directement le TPB suivant. Mais ce serait passer à côté d'un très bon épisode d'une très bonne série B.
Dans ce TPB, on laisse de côté l'intrigue principale pour se plonger dans les pensées de Heath qui, confronté à ses démons, rumine et ressasse son passé le temps d'un flash-back en quatre épisodes.
Pour cet arc, qui relate les événements qui ont fait Heath Hudson devenir l'homme qu'il est aujourd'hui, Rick Remender se fait plus grave. Qu'on se rassure, le bonhomme ne tombe nullement dans le mélo bas de gamme tout juste bon à écouler des stocks de kleenex chez la ménagère de moins de cinquante ans. Mais pourtant, on sent nettement la différence avec les épisodes précédents. Alors, bien sûr, comme à son habitude, le scénariste mâtine son récit de scènes bien gores et outrancières, ou encore de clins d'œil à tout un pan de la SF (et ce, qu'elle soit littéraire ou télévisuelle, cf. le ''Resistance Is Futile'' emprunté à Cosmos 1999, mais qui fut rendu célèbre par le collectif Borg dans Star Trek - The Next Generation), cependant le ton général est moins à la gaudriole. Par des dialogues bien sentis et des passages plus introspectifs, l'auteur développe son personnage principal en nous montrant un père déchiré par la disparition de son fils, qui noie son chagrin dans le whiskey mais qui, d'un autre côté, ne veut absolument pas baisser les bras et continuer à lutter pour la survie de ceux qui restent. Parallèlement, la création des Fear Agents nous est contée sous la forme d'un superbe hommage aux vieux comics de guerre du Golden Age. Ce recueil ne manque de ce fait pas d'action et les passages plus sombres sont alternés avec des scènes bien bourrines et foutrement jubilatoires dans lesquelles les Dressites et autres Tetaldians donnent du fil à retordre aux rebelles texans. Dans The Last Goodbye, Remender amène donc un peu plus de profondeur à son antihéros, tout en continuant de nous servir une série B aux petits oignons.
Avec le jeu de l'alternance sur cette série, on retrouve ici Tony Moore aux crayons. Pour marquer une différence entre présent (les premières et dernières pages) et passé (qui constitue l'essentiel du récit), mais aussi pour coller à la tristesse mêlée de rage d'un Heath Hudson qui repense à sa famille et ses amis disparus, Moore trace les cases du flash-back à main levée. Ce parti-pris en sus du trait rugueux et nerveux de l'artiste colle parfaitement à l'ambiance frénétique de l'œuvre. Au niveau de ses compositions de pages, le dessinateur reste dans le classique mais sert néanmoins très bien l'histoire avec rythme et dynamisme. Comme à son habitude (The Walking Dead, The Exterminators), Tony Moore ne déçoit pas et on se réjouit de pouvoir apprécier la suite des ces travaux.
Cet arc n'étant pas essentiel à la compréhension globale de l'intrigue principale, on pourrait très bien le sauter et lire directement le TPB suivant. Mais ce serait passer à côté d'un très bon épisode d'une très bonne série B.
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