Mai 1962, lorsqu'Astonishman détruit un vaisseau alien reposant au fond de l'océan en croyant que c'est un système militaire nucléaire communiste, il est loin de penser qu'il va déclencher le Green Event, un cataclysme à l'échelle mondiale qui fait sortir le globe de son axe de rotation. 3 milliards d'humain meurent, tandis qu'un survivant sur 10'000 acquiert des pouvoirs extraordinaires. Le même jour, Thor, un dieu ayant ignoré le décret de Zeus interdisant tout contact avec les humains, est retrouvé mort… Ressassant sans cesse sa faute, Astonishman forme le Squadron of Righteousness, un groupe de super-héros, dans le but de réparer les dommages causés à la planète et de protéger les survivants contres les méta-humains qui utilisent leurs nouvelles capacités pour leur gain personnel. Formant une alliance, les forces du mal s'assemblent pour éliminer les défenseurs de la Terre lors du Day Of Annihilation. Les rescapés de cette attaque, menés par Astonishman, s'échappent pour la Citadel of Seclusion où ils restent cachés pendant 12 longues années. Connus sous le nom de The End League, ces héros sont à la recherche de Mjolnir, le marteau de Thor, seul artéfact pouvant encore sauver le monde…
Qu'est-ce qui se passe quand un éditeur est assez fou pour laisser Rick Remender s'éclater avec une série conceptuelle qui rend hommage aux comics que l'on connait tous ? Et bien vous aurez une partie de la réponse dans ce premier recueil de The End League ! Le papa de Fear Agent démarre sur les chapeaux de roues avec un épisode initial d'une densité hallucinante qui (ré-)invente un univers peuplé de Dieux et de méta-humains et pose le décors en une trentaine de pages (" Hey les ''décompressistes agrées'', prenez-en de la graine ! "). Par la suite, le rythme se tempère un peu et on prend plus le temps de s'arrêter sur les personnages. S'appuyant sur la ''culture comics'' du lecteur, Remender imagine sa Sainte Trinité (avec son Superman, son Batman et sa Wonder Woman) et la propulse dans une histoire dense où des enjeux simples lui permettent de s'épancher sur les différents protagonistes et les rapports qu'ils entretiennent entre eux. Nous offrant en quelque sorte le scénario que DC n'aurait jamais accepté pour la JLA, l'auteur s'amuse à mélanger les plus grands récits super-héroïques des deux éditeurs principaux du marché (Marvel et DC) et les ressorts à sa sauce. Un Thor ''hulkien'', un Ghost Rider ''westernien'', un Superman en pleine ''crise d'indentité'', tout et plus encore passent à la moulinette d'un Remender joueur qui, par cette relecture, démontre sans peine que tous ces titres mainstream sont aisément recyclable de manière très fun et fraiche tout en gardant du respect pour l'œuvre originale.
Ancienne découverte de l'écurie Image et protégé de Jim Lee, Mat Broome (WildC.A.T.s., Stormwatch, DefCon 4, etc.) se charge des 4 premiers épisodes de la série. Pour être clair et sincère, son style ne casse pas des briques. Bien que son trait fin et net soit agréable à l'œil, l'artiste (encré par Sean Parsons) n'arrive pas à faire prendre la mayonnaise. Au niveau de ses compositions de pages, par contre, c'est déjà mieux. Variant les plaisirs, Broome lasse rarement et contribue au rythme soutenu du récit. On s'étonnera tout de même de certains choix de cadrages pas toujours très payants dans l'action. Au final, on serait presque soulagé d'apprendre que l'illustrateur a signé chez Marvel et que c'est Eric Canete (Iron Man : Enter The Mandarin) qui le remplace pour la suite... D'ailleurs, ce dernier n'attend même pas l'épisode #5 pour nous faire preuve de son talent puisque les 8 dernières planches du recueil sont de son œuvre. Et autant dire qu'entre les deux illustrateurs c'est le jour et la nuit ! Canete explose tout avec une finition presque ''rough'' et un découpage au poil… La suite et vite !
Malgré une partie graphique en demi-teinte et s'il est encore un peu tôt pour juger le fond de la série en elle-même (4 épisodes, ça fait court !), The End League devrait sans aucun doute intéresser les plus blasés d'entre vous. Et quand on sait que c'est Eric Canete qui reprend les crayons dès le TPB suivant, on l'attend déjà de pied ferme et avec impatience !
Qu'est-ce qui se passe quand un éditeur est assez fou pour laisser Rick Remender s'éclater avec une série conceptuelle qui rend hommage aux comics que l'on connait tous ? Et bien vous aurez une partie de la réponse dans ce premier recueil de The End League ! Le papa de Fear Agent démarre sur les chapeaux de roues avec un épisode initial d'une densité hallucinante qui (ré-)invente un univers peuplé de Dieux et de méta-humains et pose le décors en une trentaine de pages (" Hey les ''décompressistes agrées'', prenez-en de la graine ! "). Par la suite, le rythme se tempère un peu et on prend plus le temps de s'arrêter sur les personnages. S'appuyant sur la ''culture comics'' du lecteur, Remender imagine sa Sainte Trinité (avec son Superman, son Batman et sa Wonder Woman) et la propulse dans une histoire dense où des enjeux simples lui permettent de s'épancher sur les différents protagonistes et les rapports qu'ils entretiennent entre eux. Nous offrant en quelque sorte le scénario que DC n'aurait jamais accepté pour la JLA, l'auteur s'amuse à mélanger les plus grands récits super-héroïques des deux éditeurs principaux du marché (Marvel et DC) et les ressorts à sa sauce. Un Thor ''hulkien'', un Ghost Rider ''westernien'', un Superman en pleine ''crise d'indentité'', tout et plus encore passent à la moulinette d'un Remender joueur qui, par cette relecture, démontre sans peine que tous ces titres mainstream sont aisément recyclable de manière très fun et fraiche tout en gardant du respect pour l'œuvre originale.
Ancienne découverte de l'écurie Image et protégé de Jim Lee, Mat Broome (WildC.A.T.s., Stormwatch, DefCon 4, etc.) se charge des 4 premiers épisodes de la série. Pour être clair et sincère, son style ne casse pas des briques. Bien que son trait fin et net soit agréable à l'œil, l'artiste (encré par Sean Parsons) n'arrive pas à faire prendre la mayonnaise. Au niveau de ses compositions de pages, par contre, c'est déjà mieux. Variant les plaisirs, Broome lasse rarement et contribue au rythme soutenu du récit. On s'étonnera tout de même de certains choix de cadrages pas toujours très payants dans l'action. Au final, on serait presque soulagé d'apprendre que l'illustrateur a signé chez Marvel et que c'est Eric Canete (Iron Man : Enter The Mandarin) qui le remplace pour la suite... D'ailleurs, ce dernier n'attend même pas l'épisode #5 pour nous faire preuve de son talent puisque les 8 dernières planches du recueil sont de son œuvre. Et autant dire qu'entre les deux illustrateurs c'est le jour et la nuit ! Canete explose tout avec une finition presque ''rough'' et un découpage au poil… La suite et vite !
Malgré une partie graphique en demi-teinte et s'il est encore un peu tôt pour juger le fond de la série en elle-même (4 épisodes, ça fait court !), The End League devrait sans aucun doute intéresser les plus blasés d'entre vous. Et quand on sait que c'est Eric Canete qui reprend les crayons dès le TPB suivant, on l'attend déjà de pied ferme et avec impatience !
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