Suite à sa rencontre avec Harley Labeau, The Goon accepte de monter une équipe de football américain avec des gros bras qu'il a sélectionnés lui-même : les Fish-Canners ! Mais les familles mafieuses rivales ne voient pas ça d'un très bon œil…
Après une légère baisse de régime dans le troisième TPB, Eric Powell revient en force, notamment avec cette excellente histoire mêlant de manière improbable amitié virile, sport musclé et jalousies entre gangs rivaux. On découvre ainsi un Goon un peu plus humain, qui accepte de mener à bien le rêve d'un homme naïf mais à la passion intarissable, Harley Labeau. La suite n'est pas en reste avec, en guise d'épisode spécial de Noël, un détournement éhonté et sans limites du bien connu ''A Christmas Carol'' de Charles Dickens. Cachez les grand-mères et les esprits sensibles, car l'œuvre du romancier britannique (qui doit d'ailleurs se retourner dans sa tombe, tandis que le lecteur est plié en deux de rire devant ce carnage assumé !) est ici transformée en outrage publique par l'esprit malade de Powell ! Rhâ ! Ça fait du bien de malmener les grands classiques de temps en temps ! (Surtout quand c'est bien fait comme ici...). Les trois épisodes qui suivent reviennent quant à eux à une trame un peu plus ''goonesque''. Centrés sur le drolatique Dr. Heironymous Alloy, ces récits voient Franky et The Goon être projetés dans un monde psychédélique où les poules ont des dents (sic !), le Dr. Alloy devenir fou et saccager la ville (avec des relents assumés de vieille SF des 50's), pour finalement se retrouver en prison avec The Goon… Mais pas d'inquiétude, les Unholy Bastards, de jeunes admirateurs du castagneur, vont venir à la rescousse ! Pour finir, un conte de Thomas Lennon avec Franky dans le rôle principal (''Jimmy Turtle and the Legendary Boxcar of Well-Made Ladies' Shoes'') clôture le tout accompagné des dessins de Powell. Enfin bref, dans ce quatrième recueil, on ne s'ennuie décidément pas !
Pour la partie graphique c'est toujours autant jubilatoire et intéressant. Trait puissant, construction dynamique, sens du comique… Eric Powell maîtrise pleinement son art et sa création. Et, même si le premier épisode n'apporte pas grand-chose de nouveau, la vision des planches reste tout de même un plaisir. Pour ''A Christmas Carol'', l'artiste opte pour un coloris de papier différent (jauni/bruni… Euh non, pas Carla !) qui, allié à une finition ''crayonnée'', produit un effet ''vieux livre'' des plus réussis et qui convient parfaitement à ce conte. Pour la suite, retour à du fond blanc, mais cette fois avec une nouvelle technique de colorisation beaucoup moins vive. Aidé par sa femme Robin, Eric Powell va chercher l'innovation dans des tons plus pastels et toujours cette finition très ''rough'' qui fonctionne terriblement bien avec l'univers de The Goon. Encore une claque visuelle !
Même si les scénarios plein d'humour de The Goon sont parfois un peu ''faciles'', Eric Powell reste très bon et surtout il ne cesse de se réinventer artistiquement. Une série à lire absolument !
Après une légère baisse de régime dans le troisième TPB, Eric Powell revient en force, notamment avec cette excellente histoire mêlant de manière improbable amitié virile, sport musclé et jalousies entre gangs rivaux. On découvre ainsi un Goon un peu plus humain, qui accepte de mener à bien le rêve d'un homme naïf mais à la passion intarissable, Harley Labeau. La suite n'est pas en reste avec, en guise d'épisode spécial de Noël, un détournement éhonté et sans limites du bien connu ''A Christmas Carol'' de Charles Dickens. Cachez les grand-mères et les esprits sensibles, car l'œuvre du romancier britannique (qui doit d'ailleurs se retourner dans sa tombe, tandis que le lecteur est plié en deux de rire devant ce carnage assumé !) est ici transformée en outrage publique par l'esprit malade de Powell ! Rhâ ! Ça fait du bien de malmener les grands classiques de temps en temps ! (Surtout quand c'est bien fait comme ici...). Les trois épisodes qui suivent reviennent quant à eux à une trame un peu plus ''goonesque''. Centrés sur le drolatique Dr. Heironymous Alloy, ces récits voient Franky et The Goon être projetés dans un monde psychédélique où les poules ont des dents (sic !), le Dr. Alloy devenir fou et saccager la ville (avec des relents assumés de vieille SF des 50's), pour finalement se retrouver en prison avec The Goon… Mais pas d'inquiétude, les Unholy Bastards, de jeunes admirateurs du castagneur, vont venir à la rescousse ! Pour finir, un conte de Thomas Lennon avec Franky dans le rôle principal (''Jimmy Turtle and the Legendary Boxcar of Well-Made Ladies' Shoes'') clôture le tout accompagné des dessins de Powell. Enfin bref, dans ce quatrième recueil, on ne s'ennuie décidément pas !
Pour la partie graphique c'est toujours autant jubilatoire et intéressant. Trait puissant, construction dynamique, sens du comique… Eric Powell maîtrise pleinement son art et sa création. Et, même si le premier épisode n'apporte pas grand-chose de nouveau, la vision des planches reste tout de même un plaisir. Pour ''A Christmas Carol'', l'artiste opte pour un coloris de papier différent (jauni/bruni… Euh non, pas Carla !) qui, allié à une finition ''crayonnée'', produit un effet ''vieux livre'' des plus réussis et qui convient parfaitement à ce conte. Pour la suite, retour à du fond blanc, mais cette fois avec une nouvelle technique de colorisation beaucoup moins vive. Aidé par sa femme Robin, Eric Powell va chercher l'innovation dans des tons plus pastels et toujours cette finition très ''rough'' qui fonctionne terriblement bien avec l'univers de The Goon. Encore une claque visuelle !
Même si les scénarios plein d'humour de The Goon sont parfois un peu ''faciles'', Eric Powell reste très bon et surtout il ne cesse de se réinventer artistiquement. Une série à lire absolument !
Ajouter un commentaire











