Il est toujours difficile de parler de la suite d’une série régulière dont la qualité reste constante… Parce qu’à part rabâcher qu’Usagi Yojimbo est nettement un des comics à suivre en ce moment, un petit bijou dont la qualité et le prix de l’édition française ne peuvent pas permettre de passer à côté (5€ les 200 pages !), je ne vois pas quoi dire d’autre. Mais on va essayer.
La première moitié de ce tome est constituée entièrement d’histoires d’un épisode comme Stan Sakai sait si bien les faire. Là où la mouvance actuelle est à la décompression, Sakai arrive à nous raconter une histoire entière, avec un début, un développement et une fin, gorgée de rebondissements et avec un réel intérêt scénaristique, le tout en 23 pages. Et pourtant chaque épisode passe comme une lettre à la poste : C’est frais, ça se lit tout seul, et surtout qu’est-ce que c’est bon. Stan Sakai en profites pour nous faire revoir des personnages déjà utilisés précédemment, comme « Le Bouc Solitaire et son Petit », hommage au célèbre manga Lone Wolf & Cub.
La seconde moitié voit Usagi retrouver son ancien maître Katsuichi et son fils Jotaro (qui ignore encore qu’Usagi est son père). Koji, célèbre rival de Katsuichi, va le provoquer en duel. Mais avant cela, des brigands vont tenter d’assaillir un village et notre galerie de personnage va avoir fort à faire pour les aider. Encore une fois un récit tout ce qu’il y a de plus prenant et intelligent.
Et, comble du bonheur pour nous lecteurs, Stan Sakai dessine aussi bien qu’il raconte les histoires. Un storytelling tout simplement parfait, des personnages bien caractérisés et aux expressions variées, des décors nous immergeant sans aucun souci dans ce Japon médiéval, des scènes d’actions palpitantes. Un sans faute.
En bref, ce dix-septième (!) volume vient nous prouver encore une fois, comme si cela était encore nécessaire, qu’Usagi Yojimbo est un des meilleurs comics du moment. Un récit fort et intelligent, et rafraichissant.











