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Un Usagi décevant

Le démon Jei court toujours dans le Japon médiéval d’Usagi, et a pris les traits de la guerrière Inazuma dont la tête est mise à prix. Du coup, des chasseurs de primes accourent de toute part pour obtenir la récompense, sans savoir que derrière Inazuma se cache le terrible démon…  Parmi eux, les fameux Gen le Rhinocéros et Chien Errant, ainsi que notre ami ronin aux longues oreilles, Usagi, ou encore le prètre Sanshobo. Les destins de multiples personnages vont ainsi se retrouver emmêlés dans cette course dangereuse contre un démon très puissant…

Stan Sakai accorde un bon tiers de son récit à une histoire de possession et d’exorcisme dans un monastère, où le démon Jei sévit, avant de nous faire prendre part à sa chasse par le biais d’une foultitude de chasseurs de prime, Gen et Usagi en tête. Si la partie horrifique tient bien la route même si elle tend à se répéter, la traque de Jei/Inazuma manque de surprise et semble céder à la facilité. Certes, il est toujours plaisant de retrouver nos personnages favoris (les échanges entre Usagi, Gen et Chien Errant ne manquent pas de saveur), mais les nombreux rebondissements de l’album sont trop téléphonés pour nous satisfaire. Bien entendu, (et comme d’habitude), le scénario de Sakai est d’une fraîcheur sans pareille et la lecture est d’une limpidité évidente, mais ce tome pourtant bourré d’action et de coups de théâtres est trop attendu pour nous ravir pleinement. A vrai dire, on s’est habitué à un tel niveau d’excellence de la part de Sakai qu’une baisse de régime nous fait forcément tiquer.

Bien heureusement, aucune baisse de régime n’est à prévoir sur le dessin et Sakai fait partie de ces dessinateurs qui affinent constamment leur style, allant vers toujours plus d’épure et d’efficacité. Son trait fin est d’une élégance et d’un dynamisme sans pareil, son storytelling toujours aussi varié et maîtrisé, ses personnages toujours aussi expressifs, ses décors et paysages toujours aussi immersifs. Du grand art, même si je me répète.

En somme, un Usagi plutôt décevant, au scénario prenant mais trop prévisible pour être intéressant. Heureusement, la série est d’une telle qualité telle qu’un tome moyen arrivera toujours à se démarquer de la production du moment.

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