Batman, le justicier masqué de Gotham City, prend sous son aile le jeune Dick Grayson dont les parents ont été assassinés sous ses yeux, tout comme son nouveau mentor. Le Caped Crusader fait de son nouveau protégé son sidekick : Robin. Ensemble, ils pourchassent le crime…
Sous le couvert des séries All-Star (une franche copie de l’univers Ultimate de Marvel), DC Comics a mandaté Frank Miller pour qu’il écrive celle dédiée au Dark Knight. Evidemment, et comme ses petits camarades de l’écurie DC l’ont fait également (Grant Morrison sur All-Star Superman par exemple), l’auteur en profite pour nous livrer un récit iconique, certes simple, mais de loin pas simpliste. Ne se facilitant pas la tâche, Miller lance en effet une multitude de pistes et de lignes narratrices sur différents personnages majeurs de la franchise. Prenant pour base la première rencontre entre Dick et Bruce et la relation qui s’en suit, Frank Miller en profite également pour placer des personnages féminins forts (Vicky Vale, Black Canary et Wonder Woman), décrit les rapports tendus entre le Batman et ses autres ‘‘collègues’’ (Superman, mais surtout Green Lantern, cf. l’hilarant épisode où il passe vraiment pour un neuneu de base), et bien sûr toute une panoplie de vilains (Joker, Catwoman). Mais évidemment, le créateur de Sin City n’en reste pas là . Se permettant quelques écarts au risque de froisser les fans de la première heure, Miller non seulement prend des libertés avec le héros (ce qu’il a d’ailleurs à 100% raison de faire… à quoi bon faire un All-Star, si c’est pour réécrire ce qui existe déjà ?), mais en plus il se lâche totalement dans la brutalité, la violence et la sauvagerie. Exit le Batman détective posé et réfléchi, celui de Miller sera urbain, agressif, imprévisible et à la limite de la folie… Ou ne sera pas !
Aux dessins, Jim Lee fait du pur Jim Lee… On est donc en plein dans l’école ‘‘Image des 90’s’’ avec tout ce qui s’en suit : traits ultra-fins, nets et précis, personnages à la plastique parfaitement bodybuildée et sans aucun défaut, etc... Amis de l’eugénisme, bonsoir ! Tout cela est très beau donc, mais cette beauté trop parfaite engendre au fil des planches un sentiment de ‘‘platitude’’ qui finit par lasser rapidement. Heureusement, le storytelling de l’illustrateur, tout comme ses cadrages, se révèlent être assez vifs et dynamiques pour relever le niveau et tout de même arriver à intéresser le lecteur. Néanmoins, on aurait aimé peut-être voir une plus grande prise de risques de la part d’un artiste tel que Jim Lee.
En conclusion, un bon scenario iconique de Miller qui, bien que brutal et violent, ne révolutionne toutefois pas le monde des comics de super-héros, accompagné par des dessins de Jim Lee très beaux et dynamiques mais parfois un poil trop lisses… Ce recueil est donc, au final, un moment de lecture fort plaisant autour des personnages de Batman et Robin, mais on ne peut pas dire qu’il transcende le genre non plus.
Sous le couvert des séries All-Star (une franche copie de l’univers Ultimate de Marvel), DC Comics a mandaté Frank Miller pour qu’il écrive celle dédiée au Dark Knight. Evidemment, et comme ses petits camarades de l’écurie DC l’ont fait également (Grant Morrison sur All-Star Superman par exemple), l’auteur en profite pour nous livrer un récit iconique, certes simple, mais de loin pas simpliste. Ne se facilitant pas la tâche, Miller lance en effet une multitude de pistes et de lignes narratrices sur différents personnages majeurs de la franchise. Prenant pour base la première rencontre entre Dick et Bruce et la relation qui s’en suit, Frank Miller en profite également pour placer des personnages féminins forts (Vicky Vale, Black Canary et Wonder Woman), décrit les rapports tendus entre le Batman et ses autres ‘‘collègues’’ (Superman, mais surtout Green Lantern, cf. l’hilarant épisode où il passe vraiment pour un neuneu de base), et bien sûr toute une panoplie de vilains (Joker, Catwoman). Mais évidemment, le créateur de Sin City n’en reste pas là . Se permettant quelques écarts au risque de froisser les fans de la première heure, Miller non seulement prend des libertés avec le héros (ce qu’il a d’ailleurs à 100% raison de faire… à quoi bon faire un All-Star, si c’est pour réécrire ce qui existe déjà ?), mais en plus il se lâche totalement dans la brutalité, la violence et la sauvagerie. Exit le Batman détective posé et réfléchi, celui de Miller sera urbain, agressif, imprévisible et à la limite de la folie… Ou ne sera pas !
Aux dessins, Jim Lee fait du pur Jim Lee… On est donc en plein dans l’école ‘‘Image des 90’s’’ avec tout ce qui s’en suit : traits ultra-fins, nets et précis, personnages à la plastique parfaitement bodybuildée et sans aucun défaut, etc... Amis de l’eugénisme, bonsoir ! Tout cela est très beau donc, mais cette beauté trop parfaite engendre au fil des planches un sentiment de ‘‘platitude’’ qui finit par lasser rapidement. Heureusement, le storytelling de l’illustrateur, tout comme ses cadrages, se révèlent être assez vifs et dynamiques pour relever le niveau et tout de même arriver à intéresser le lecteur. Néanmoins, on aurait aimé peut-être voir une plus grande prise de risques de la part d’un artiste tel que Jim Lee.
En conclusion, un bon scenario iconique de Miller qui, bien que brutal et violent, ne révolutionne toutefois pas le monde des comics de super-héros, accompagné par des dessins de Jim Lee très beaux et dynamiques mais parfois un poil trop lisses… Ce recueil est donc, au final, un moment de lecture fort plaisant autour des personnages de Batman et Robin, mais on ne peut pas dire qu’il transcende le genre non plus.
Ajouter un commentaire











