Il Ă©tait un Green Lantern… Il Ă©tait le meilleur d'entre les meilleurs…. Puis Hal Jordan devint fou et mourut dans une ultime tentative visant Ă se racheter. Mais le destin n'en avait pas fini avec lui… Â
On en rêvait, il l'a fait ! Dans ce Green Lantern : Rebirth, Geoff Johns se réapproprie Hal Jordan (devenu entre temps le Spectre), met à plat toute la mythologie qui l'entoure et le fait renaître de ses cendres. Orienté new reader-friendly (bien que n'oubliant pas les lecteurs de longue date qui en ont aussi pour leur argent), le scénario de Johns réussi à faire l'impossible. En une trame solide construite autour de la trinité Jordan/Spectre/Parallax, l'auteur va faire intelligemment intervenir les différentes figures qui définissent le héros : ses alliés (Kilowog, Green Arrow...), ses ennemis (Black Hand, Hector Hammond, Sinestro...) et ses proches (Carol...). Par ce biais, le scénariste va alors donner une cohésion d'ensemble à l'histoire d'Hal Jordan, et ce, de ses origines jusqu'à sa résurrection. Vu la densité d'information et le nombre d'intervenants, le risque était grand de perdre le lecteur en route. Heureusement, il n'en est rien. Limpide, le récit de Geoff Johns se lit sans peine et se révèle être captivant d'un bout à l'autre. Rebirth est, au final, un travail d'écriture remarquable et qui fait sens dans la mythologie des Green Lanterns.
Déjà remarqué sur les New X-Men de Morrison alors qu'il était un des ''fill-in artists'' de Frank Quietly, Ethan Van Sciver dessine cette mini dans son intégralité. Son trait fin, gracieux et élégant est ici utilisé à bon escient pour représenter (entre autres) le patrouiller spatial de DC. Le design des divers personnages, et notamment celui de Hal Jordan, est très iconique. A ce propos, l'histoire de cette ''renaissance'' du plus grand de tous les Green Lantern est bien soulignée (parfois un peu trop…) par l'image. Pour son storytelling, l'artiste varie les méthodes. Il y a à boire et à manger : image centrale avec vignettes déposées ci et là , succession de cases en cinémascope, compositions classiques avec gouttières, etc. Les scènes d'action sont dynamiques et bien pensées tandis que le reste du récit demeure assez rythmé pour qu'on ne s'ennuie pas. Alors bon, ce n'est de loin pas transcendant, mais dans l'ensemble cela reste assez efficace. D'une manière générale, même si son style est assez consensuel, Van Sciver s'en sort donc plutôt bien.
Green Lantern : Rebirth est une mini-série qui fera date et qui a surtout atteint les buts fixés. Premièrement, elle prépare intelligemment le terrain pour le relaunch du titre. Et deuxièmement, c'est une parfaite introduction à la mythologie du personnage pour les novices. Merci Geoff Johns !
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On en rêvait, il l'a fait ! Dans ce Green Lantern : Rebirth, Geoff Johns se réapproprie Hal Jordan (devenu entre temps le Spectre), met à plat toute la mythologie qui l'entoure et le fait renaître de ses cendres. Orienté new reader-friendly (bien que n'oubliant pas les lecteurs de longue date qui en ont aussi pour leur argent), le scénario de Johns réussi à faire l'impossible. En une trame solide construite autour de la trinité Jordan/Spectre/Parallax, l'auteur va faire intelligemment intervenir les différentes figures qui définissent le héros : ses alliés (Kilowog, Green Arrow...), ses ennemis (Black Hand, Hector Hammond, Sinestro...) et ses proches (Carol...). Par ce biais, le scénariste va alors donner une cohésion d'ensemble à l'histoire d'Hal Jordan, et ce, de ses origines jusqu'à sa résurrection. Vu la densité d'information et le nombre d'intervenants, le risque était grand de perdre le lecteur en route. Heureusement, il n'en est rien. Limpide, le récit de Geoff Johns se lit sans peine et se révèle être captivant d'un bout à l'autre. Rebirth est, au final, un travail d'écriture remarquable et qui fait sens dans la mythologie des Green Lanterns.
Déjà remarqué sur les New X-Men de Morrison alors qu'il était un des ''fill-in artists'' de Frank Quietly, Ethan Van Sciver dessine cette mini dans son intégralité. Son trait fin, gracieux et élégant est ici utilisé à bon escient pour représenter (entre autres) le patrouiller spatial de DC. Le design des divers personnages, et notamment celui de Hal Jordan, est très iconique. A ce propos, l'histoire de cette ''renaissance'' du plus grand de tous les Green Lantern est bien soulignée (parfois un peu trop…) par l'image. Pour son storytelling, l'artiste varie les méthodes. Il y a à boire et à manger : image centrale avec vignettes déposées ci et là , succession de cases en cinémascope, compositions classiques avec gouttières, etc. Les scènes d'action sont dynamiques et bien pensées tandis que le reste du récit demeure assez rythmé pour qu'on ne s'ennuie pas. Alors bon, ce n'est de loin pas transcendant, mais dans l'ensemble cela reste assez efficace. D'une manière générale, même si son style est assez consensuel, Van Sciver s'en sort donc plutôt bien.
Green Lantern : Rebirth est une mini-série qui fera date et qui a surtout atteint les buts fixés. Premièrement, elle prépare intelligemment le terrain pour le relaunch du titre. Et deuxièmement, c'est une parfaite introduction à la mythologie du personnage pour les novices. Merci Geoff Johns !
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