Les robots OMAC font un carnage, la magie se meurt, les super-vilains s'unissent, une guerre fait rage dans l'Espace… Et au beau milieu de ça, une crise divise les trois plus grands justiciers que la Terre ait jamais connus : Superman, Batman et Wonder Woman. Mais des héros oubliés depuis longue date refont surface pour remettre les choses en ordre dans l'Univers… Et ce, à n'importe quel prix !
2005, DC souhaite commémorer les vingt ans de Crisis On Infnite Earths. Dans ce but, on charge Geoff Johns, le scénariste chouchou des fanboys, d'écrire un crossover qui ait autant d'impact que son illustre prédécesseur…
A priori, le choix de Geoff Johns est tout à fait approprié. Si il y a bien un auteur dans le DCU qui, avec une écriture ''moderne'', arrive à rendre hommage aux héros classiques (et par la même occasion puisse contenter les vieux lecteurs aigris), c'est bien lui. Au début, d'ailleurs, ses intentions semblent relativement intéressantes et on a envie d'y croire : Superman, Batman et Wonder Woman se prennent le chou et sont incapables de résoudre leurs problèmes (et donc encore moins ceux de la Terre), tandis qu'Alexander Luthor de Terre-III, Superboy Prime, et Superman et Loïs de Terre-II (qu'on croyait tous quatre perdus à jamais à la fin de Crisis On Infinite Earths) refont surface pour ''améliorer'' l'Univers. Tout cela est bien joli, sauf qu'après un développement succinct on s'aperçoit qu'Alex et Prime ont sévèrement pété les plombs (pourquoi ? comment ? on ne le saura sans doute jamais…) et qu'ils sont devenus méchants (mais alors très méchants) ! S'en suivent un nombre de bastons incroyables, et dont la violence graphique ne fait qu'augmenter au fur et à mesure du récit (suis-je le seul vieux con à penser que des scènes gores n'ont strictement rien à faire dans un comics mainstream grand public tel que celui-ci ? quel intérêt à cette décapitation et à ce démembrement ? franchement ?), des pleurnicheries à n'en plus finir, puis finalement summum du pire : Geoff Johns tue le père de tous les super-héros et en plus il le fait mal ! Vite faite et mal emballée, cette scène (qui est certes dans l'absolu discutable mais a au moins le mérite d'oser l'impensable) aurait du être l'ultime climax de la minisérie. Cependant il n'en est rien ! Balayée en quelques planches pour se dégonfler comme un ballon de baudruche, le sacrifice de Kal-L n'aura finalement servi à pas grand chose… Que peut-il donc rester de bien foutu dans cet Infinite Crisis ? Le conflit entre les deux Superboy jusqu'au destin fatal (et réussi cette fois) de l'un d'eux, quelques lignes de dialogues bien senties (Batman et son : " Booster. You have no idea how to talk to kids. " à Booster Gold), quelques autres bonnes idées… Mais cela est bien maigre en comparaison de tout le reste ! Encore un crossover raté pour DC…
Aux graphismes, Phil Jimenez commence très bien. Quand on voit la densité d'informations par page, on ne peut être qu'impressionné par la qualité constante des premiers épisodes. L'illustrateur de The Invisibles et de New X-Men fournit, comme à son habitude, des dessins aux traits fin et soignés. Ses compositions de pages ne sont certainement pas ce qu'il a pu produire de mieux à ce jour, mais conviennent tout à fait à ce type de récit avec de multiples lieux et intrigues. Plus tard, malheureusement, cela se gâte. Pour on ne sait quelle raison (timing difficile à tenir ?) la qualité générale du travail de Jimenez baisse graduellement. Et ce n'est certainement pas les planches dessinées par George Pérez, Jerry Ordway ou Ivan Reis qui vont venir remonter le niveau ! Non, tout cela a plutôt tendance être très brouillon et n'œuvre en tous les cas pas vers une cohésion graphique globale… Si, visuellement, cette minisérie avait très bien débutée, elle termine plus que moyennement.
En conclusion, on constate que ce crossover est bien plus facile à suivre que son ainé pour un non-initié à l'univers DC, mais il n'en demeure pas moins très plat et au final assez vain. En somme, le seul point positif de cet event réside dans sa ''suite'' : 52…
2005, DC souhaite commémorer les vingt ans de Crisis On Infnite Earths. Dans ce but, on charge Geoff Johns, le scénariste chouchou des fanboys, d'écrire un crossover qui ait autant d'impact que son illustre prédécesseur…
A priori, le choix de Geoff Johns est tout à fait approprié. Si il y a bien un auteur dans le DCU qui, avec une écriture ''moderne'', arrive à rendre hommage aux héros classiques (et par la même occasion puisse contenter les vieux lecteurs aigris), c'est bien lui. Au début, d'ailleurs, ses intentions semblent relativement intéressantes et on a envie d'y croire : Superman, Batman et Wonder Woman se prennent le chou et sont incapables de résoudre leurs problèmes (et donc encore moins ceux de la Terre), tandis qu'Alexander Luthor de Terre-III, Superboy Prime, et Superman et Loïs de Terre-II (qu'on croyait tous quatre perdus à jamais à la fin de Crisis On Infinite Earths) refont surface pour ''améliorer'' l'Univers. Tout cela est bien joli, sauf qu'après un développement succinct on s'aperçoit qu'Alex et Prime ont sévèrement pété les plombs (pourquoi ? comment ? on ne le saura sans doute jamais…) et qu'ils sont devenus méchants (mais alors très méchants) ! S'en suivent un nombre de bastons incroyables, et dont la violence graphique ne fait qu'augmenter au fur et à mesure du récit (suis-je le seul vieux con à penser que des scènes gores n'ont strictement rien à faire dans un comics mainstream grand public tel que celui-ci ? quel intérêt à cette décapitation et à ce démembrement ? franchement ?), des pleurnicheries à n'en plus finir, puis finalement summum du pire : Geoff Johns tue le père de tous les super-héros et en plus il le fait mal ! Vite faite et mal emballée, cette scène (qui est certes dans l'absolu discutable mais a au moins le mérite d'oser l'impensable) aurait du être l'ultime climax de la minisérie. Cependant il n'en est rien ! Balayée en quelques planches pour se dégonfler comme un ballon de baudruche, le sacrifice de Kal-L n'aura finalement servi à pas grand chose… Que peut-il donc rester de bien foutu dans cet Infinite Crisis ? Le conflit entre les deux Superboy jusqu'au destin fatal (et réussi cette fois) de l'un d'eux, quelques lignes de dialogues bien senties (Batman et son : " Booster. You have no idea how to talk to kids. " à Booster Gold), quelques autres bonnes idées… Mais cela est bien maigre en comparaison de tout le reste ! Encore un crossover raté pour DC…
Aux graphismes, Phil Jimenez commence très bien. Quand on voit la densité d'informations par page, on ne peut être qu'impressionné par la qualité constante des premiers épisodes. L'illustrateur de The Invisibles et de New X-Men fournit, comme à son habitude, des dessins aux traits fin et soignés. Ses compositions de pages ne sont certainement pas ce qu'il a pu produire de mieux à ce jour, mais conviennent tout à fait à ce type de récit avec de multiples lieux et intrigues. Plus tard, malheureusement, cela se gâte. Pour on ne sait quelle raison (timing difficile à tenir ?) la qualité générale du travail de Jimenez baisse graduellement. Et ce n'est certainement pas les planches dessinées par George Pérez, Jerry Ordway ou Ivan Reis qui vont venir remonter le niveau ! Non, tout cela a plutôt tendance être très brouillon et n'œuvre en tous les cas pas vers une cohésion graphique globale… Si, visuellement, cette minisérie avait très bien débutée, elle termine plus que moyennement.
En conclusion, on constate que ce crossover est bien plus facile à suivre que son ainé pour un non-initié à l'univers DC, mais il n'en demeure pas moins très plat et au final assez vain. En somme, le seul point positif de cet event réside dans sa ''suite'' : 52…
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