Jason Blood est un spécialiste du monde de l’occulte, mais il est surtout la forme humaine qui contient Etrigan, un démon appelé sur terre par Merlin L’Enchanteur pour défendre Camelot contre la maléfique Morgan Le Fay…
En 1972, s’inspirant d’œuvres telles que Prince Vaillant d’Harold Foster, mais aussi d’une certaine manière de la nouvelle The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde de Robert Louis Stevenson, Jack Kirby nous propose une histoire à l’opposé de ce à quoi il nous avait habitué jusqu’à lors. Ici, pas de super-héroïsme mâtiné de fantastique, pas d’inventions futuristes et révolutionnaires, mais l’histoire d’un homme qui, de par son lien avec un démon, est condamné à vivre éternellement sur Terre jusqu’à la fin des temps. Une des thématiques évidentes qui ressort à la lecture de ce recueil est la lutte acharnée et continuelle qui oppose le ‘‘contenant’’ (Jason Blood, homme affable et apprécié par son entourage) au ‘‘contenu’’ (le démon Etrigan, bestiale et versatile). Telles les faces d’une même pièce, ces deux visages sont antagonistes mais aussi complémentaires. En effet, tout au long de ces 16 épisodes, on constate que ce que Blood ne peut pas résoudre par ses moyens d’humain (la réflexion, la logique, etc.), Etrigan le peut en utilisant des forces surnaturelles et qu’inversement, là ou le démon est dénué de pouvoir, le démonologiste peut apporter une solution. Un autre leitmotiv que l’on retrouve dans ce comics est la lutte obstinée contre la mort (ou pour la survie, selon quel point de vue on décide d’embrasser). Evidemment, de manière basique dans les intrigues principales des divers scénarii proposés par l’auteur, mais aussi, plus subtilement, dans le conflit sus-cité entre ces deux êtres qui, chacun à leur manière, luttent pour leur existence et contre leur ‘‘effacement’’ par l’autre (l’un devant alternativement toujours se plier au second et, paradoxalement, ne pouvant pas exister sans lui). Si, de prime abord, The Demon semble n’être qu’un travail de commande de Kirby pour DC, on constate rapidement que l’artiste est vite tombé amoureux de sa création pour, au final, proposer un traitement à multiple niveaux de lecture pour son personnage principal comme pour son histoire.
Au niveau graphique, on retrouve toutes les qualités qui font qu’un lecteur puisse rester ébahi et émerveillé devant les planches d’un comics de Jack Kirby. Tout d’abord son trait, tout en puissance, qui met en valeur un Etrigan massif et musculeux, mais aussi les autres personnages et les décors d’inspiration gothique (au sens populaire du terme, on se croirait d’ailleurs souvent dans un film de la Hammer). Puis son storytelling toujours autant dynamique et qui retranscrit si merveilleusement bien le mouvement. Et même si, naturellement, les compositions de page de l’époque n’offrent rien d’autre qu’un simple gaufrier, cela n’empêche aucunement Kirby d’opérer un découpage garantissant un excellent rythme de lecture et une grande lisibilité. Comme souvent avec l’artiste, un travail d’une grande qualité.
Un recueil dont on se délecte épisode par épisode, un must have pour tous les fans du King Of Comics himself : Jack Kirby !
En 1972, s’inspirant d’œuvres telles que Prince Vaillant d’Harold Foster, mais aussi d’une certaine manière de la nouvelle The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde de Robert Louis Stevenson, Jack Kirby nous propose une histoire à l’opposé de ce à quoi il nous avait habitué jusqu’à lors. Ici, pas de super-héroïsme mâtiné de fantastique, pas d’inventions futuristes et révolutionnaires, mais l’histoire d’un homme qui, de par son lien avec un démon, est condamné à vivre éternellement sur Terre jusqu’à la fin des temps. Une des thématiques évidentes qui ressort à la lecture de ce recueil est la lutte acharnée et continuelle qui oppose le ‘‘contenant’’ (Jason Blood, homme affable et apprécié par son entourage) au ‘‘contenu’’ (le démon Etrigan, bestiale et versatile). Telles les faces d’une même pièce, ces deux visages sont antagonistes mais aussi complémentaires. En effet, tout au long de ces 16 épisodes, on constate que ce que Blood ne peut pas résoudre par ses moyens d’humain (la réflexion, la logique, etc.), Etrigan le peut en utilisant des forces surnaturelles et qu’inversement, là ou le démon est dénué de pouvoir, le démonologiste peut apporter une solution. Un autre leitmotiv que l’on retrouve dans ce comics est la lutte obstinée contre la mort (ou pour la survie, selon quel point de vue on décide d’embrasser). Evidemment, de manière basique dans les intrigues principales des divers scénarii proposés par l’auteur, mais aussi, plus subtilement, dans le conflit sus-cité entre ces deux êtres qui, chacun à leur manière, luttent pour leur existence et contre leur ‘‘effacement’’ par l’autre (l’un devant alternativement toujours se plier au second et, paradoxalement, ne pouvant pas exister sans lui). Si, de prime abord, The Demon semble n’être qu’un travail de commande de Kirby pour DC, on constate rapidement que l’artiste est vite tombé amoureux de sa création pour, au final, proposer un traitement à multiple niveaux de lecture pour son personnage principal comme pour son histoire.
Au niveau graphique, on retrouve toutes les qualités qui font qu’un lecteur puisse rester ébahi et émerveillé devant les planches d’un comics de Jack Kirby. Tout d’abord son trait, tout en puissance, qui met en valeur un Etrigan massif et musculeux, mais aussi les autres personnages et les décors d’inspiration gothique (au sens populaire du terme, on se croirait d’ailleurs souvent dans un film de la Hammer). Puis son storytelling toujours autant dynamique et qui retranscrit si merveilleusement bien le mouvement. Et même si, naturellement, les compositions de page de l’époque n’offrent rien d’autre qu’un simple gaufrier, cela n’empêche aucunement Kirby d’opérer un découpage garantissant un excellent rythme de lecture et une grande lisibilité. Comme souvent avec l’artiste, un travail d’une grande qualité.
Un recueil dont on se délecte épisode par épisode, un must have pour tous les fans du King Of Comics himself : Jack Kirby !
Ajouter un commentaire











