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Du grand, du très grand

Peut être que je ne l'ai pas assez dit, je me méfie des écrits de Morrison, tant j'ai eu d'expériences négatives en le lisant (bon, j'exagère, il y a dû y en avoir 2 ou 3) mais quand je lis d'aussi bonnes critiques sur une série et que ladite série n'est plus intéressante depuis longtemps, je n'hésite pas vraiment à plonger dans la gueule du loup.

Et bien, pour le coup, voilà une très intéressante incursion: On a demandé à Morrison de relancer la JLA et il n'y est pas allé de main morte. Pour commencer, exit les seconds couteaux (qui, j'ai cru comprendre, faisaient partie de l'ancienne mouture), voilà les bigs guns qui reviennent, j'ai nommé Superman, Batman, Wonder Woman, Green lantern (avec Kyle Rainer dans le costume vert), Flash (Wally West) et Aquaman. Et Morrison de revenir aux bases de  la série, en tous les cas telles qu'il les conçoit, celles d'un comic de baston, destiné à démontrer que non, il ne faut pas faire chier les membres de la JLA, parce que comme le célèbre duo de flics des 70's, ils gagnent toujours à la fin. C'est tout? Non, bien sûr, parce que les scénarios de Morrison sont quand même un poil plus aboutis que ceux d'un Loeb. On pourrait d'ailleurs presque faire un parallèle avec l'immonde bouse de Loeb appellée à changer l'univers Ultimate (Ultimate Power pour ceux qui, par chance, y auraient échappé) dans la mesure où, comme dans les premiers épisodes de cette JLA new look, des grandes puissances s'affrontent. Mais la comparaison s'arrêtera là, Morrison jouant habilement de ses super champions pour ressasser l'éternelle question: s'ils sont si forts, pourquoi laissent ils des gens mourir de faim? Une question qui pourrait vite se transformer en un débat mystico-religieux sur l'intervention (ou pas) d'une (de) puissance(s) divine(s). Morrison évite habilement ce piège en offrant le spectacle toujours attendu par tout lecteur de BD de super-héros sans le résumer à un affrontement vilains/héros (parce qu'au départ, il y a de quoi se poser des questions sur ces envahisseurs qui font pousser de l'herbe dans le désert du Sahara) mais sans tomber pour autant dans le piège d'un didactisme lourd à la Jurgens par exemple (son run sur Thor). Il souffle d'ailleurs le chaud et le froid en nous montrant une équipe surpuissante d'un côté mais qui pourrait peut être faire plus contre une équipe surpuissante de l'autre, très interventionniste mais qui appartient à l'autre côté. Heureusement, la morale est sauve, les gentils ont gagné non pas sans se remettre un poil en question sur leur volonté ou pas d'intervenir plus sur les affaires du peuple.

Côté Graphisme, Porter traduit effectivement cette volonté de puissance, sans pour autant imposer des splash-pages dans le plus pur style Image des 90's. L'épisode 2 est, en ce sens, remarquable, avec une utilisation très intelligente des logos des différentes revues des héros, qui ajoutent à cette impression de grandeur déjà présente dans le reste de la planche.

Alors, ma mauvaise foi envers Morrison me permet de trouver quand même un petit défaut, c'est l'obsession de Morrison pour l'univers d'antimatière ainsi que pour les rêves et la manière dont ils influent ou pas sur la réalité (JLA 7-9) mais je vous rassure tout de suite, non seulement cet arc se lit très facilement et il est même splendide, tant il revient au final sur les mêmes réflexions des héros, si puissants et si fragiles...

Au final, un très bon Morrison, dans la lignée de son All Star Superman.

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