Il y a de cela 23 ans, douze étranges enfants sont nés en Angleterre, le même jour, à la même heure, au même instant précis. 6 ans après, le monde tel que nous le connaissons prit fin. Ceci est l’histoire de ce qui arriva ensuite…
Voici donc réuni, sur papier, les premiers épisodes du nouveau WebComics de Warren Ellis, dessiné par Paul Duffield et édité par tranches de 6 planches, hebdomadairement, par Avatar Press (cf. http://www.freakangels.com/).
Pour son scénario, Ellis choisit de plonger le Londres du XXIième siècle dans l’Apocalypse. Après un événement encore inconnu du lecteur, dont douze enfants possédant des pouvoirs télépathiques et se faisant appelés les Freak Angels semblent être la cause principale, la capitale britannique est quasiment détruite et plongée en grande partie sous l’eau. De forte influence steampunk (divers objets, accessoires, mais aussi certains habits), mais ne l’étant pas (puisque le récit ne se déroule évidemment pas pendant l’ère victorienne, mais bel et bien dans le futur), l’histoire nous explique comment ces Freak Angels (qui ne sont en fait plus qu’onze, après l’éviction du groupe de l’un d’eux suite à un gros pétage de plombs) gèrent la ville et s’occupent des survivants du drame qui a rendu le monde tel qu’il est. Ellis nous propose donc, comme à son habitude, de superbes portraits de ces différents jeunes adultes qui doivent gérer la culpabilité de leur acte, mais aussi la responsabilité des survivants qui ont choisi de vivre sous leur protection. Par une narration décompressée (qui l’est parfois beaucoup trop, d’ailleurs !), Ellis nous propose une œuvre avec un fond socioculturel très intéressant, mais qui pêche par sa lenteur et son terrible manque d’action ou de scènes clefs. Pour ainsi dire, après 144 pages, on a seulement l’impression d’avoir lu l’introduction, ou le préquel de l’histoire, à proprement parler. Il devient, de ce fait, assez périlleux de porter un jugement définitif avec ce premier recueil. Le temps nous dira ce qu’Ellis nous concocte, mais les lecteurs qui aiment les choses qui bougent peuvent d’ores et déjà passer leur chemin…
Aux dessins, Paul Duffield fait le choix arbitraire d’utiliser un storytelling épuré au possible. Cycliquement, on retrouve donc des planches de respectivement 1, 2, 3 et 4 cases (et ce dans diverses variations et successions). Ce procédé volontairement purgé de tout surplus ne plaira évidemment pas à tout le monde, mais il a le mérite de donner un rythme intéressant à la lecture du récit. On regrettera, toutefois, que le dessinateur se focalise souvent trop sur ce parti-pris, parfois au détriment de l’histoire. Pour ce qui est du style, on pense tout de suite au mangakas adeptes de la ligne claire mais avec un côté ‘‘déformé’’ et ce, notamment, pour les visages et expressions. On pourra donc y déceler un mélange de Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys) et Shohei Manabe (Ushijima), mais le tout dans un style plus ‘‘européen’’. En tous les cas, Paul Duffield propose quelque chose qui a le mérite d’être différent de la masse et ne laissera personne indifférent… Ce qui n’est déjà pas si mal en soit !
Ce premier recueil des Freak Angels est à conseiller aux fans purs et durs de Warren Ellis. Les autres préféreront attendre de voir ce que nous réserve le prolifique auteur britannique avant de se jeter corps et âme dans cette série.
Voici donc réuni, sur papier, les premiers épisodes du nouveau WebComics de Warren Ellis, dessiné par Paul Duffield et édité par tranches de 6 planches, hebdomadairement, par Avatar Press (cf. http://www.freakangels.com/).
Pour son scénario, Ellis choisit de plonger le Londres du XXIième siècle dans l’Apocalypse. Après un événement encore inconnu du lecteur, dont douze enfants possédant des pouvoirs télépathiques et se faisant appelés les Freak Angels semblent être la cause principale, la capitale britannique est quasiment détruite et plongée en grande partie sous l’eau. De forte influence steampunk (divers objets, accessoires, mais aussi certains habits), mais ne l’étant pas (puisque le récit ne se déroule évidemment pas pendant l’ère victorienne, mais bel et bien dans le futur), l’histoire nous explique comment ces Freak Angels (qui ne sont en fait plus qu’onze, après l’éviction du groupe de l’un d’eux suite à un gros pétage de plombs) gèrent la ville et s’occupent des survivants du drame qui a rendu le monde tel qu’il est. Ellis nous propose donc, comme à son habitude, de superbes portraits de ces différents jeunes adultes qui doivent gérer la culpabilité de leur acte, mais aussi la responsabilité des survivants qui ont choisi de vivre sous leur protection. Par une narration décompressée (qui l’est parfois beaucoup trop, d’ailleurs !), Ellis nous propose une œuvre avec un fond socioculturel très intéressant, mais qui pêche par sa lenteur et son terrible manque d’action ou de scènes clefs. Pour ainsi dire, après 144 pages, on a seulement l’impression d’avoir lu l’introduction, ou le préquel de l’histoire, à proprement parler. Il devient, de ce fait, assez périlleux de porter un jugement définitif avec ce premier recueil. Le temps nous dira ce qu’Ellis nous concocte, mais les lecteurs qui aiment les choses qui bougent peuvent d’ores et déjà passer leur chemin…
Aux dessins, Paul Duffield fait le choix arbitraire d’utiliser un storytelling épuré au possible. Cycliquement, on retrouve donc des planches de respectivement 1, 2, 3 et 4 cases (et ce dans diverses variations et successions). Ce procédé volontairement purgé de tout surplus ne plaira évidemment pas à tout le monde, mais il a le mérite de donner un rythme intéressant à la lecture du récit. On regrettera, toutefois, que le dessinateur se focalise souvent trop sur ce parti-pris, parfois au détriment de l’histoire. Pour ce qui est du style, on pense tout de suite au mangakas adeptes de la ligne claire mais avec un côté ‘‘déformé’’ et ce, notamment, pour les visages et expressions. On pourra donc y déceler un mélange de Naoki Urasawa (Monster, 20th Century Boys) et Shohei Manabe (Ushijima), mais le tout dans un style plus ‘‘européen’’. En tous les cas, Paul Duffield propose quelque chose qui a le mérite d’être différent de la masse et ne laissera personne indifférent… Ce qui n’est déjà pas si mal en soit !
Ce premier recueil des Freak Angels est à conseiller aux fans purs et durs de Warren Ellis. Les autres préféreront attendre de voir ce que nous réserve le prolifique auteur britannique avant de se jeter corps et âme dans cette série.
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