Après le massacre provoqué par le Shaolin Cowboy dans le premier tome, celui-ci reprend tranquillement sa route dans le désert, toujours sur sa mule parlante (et souvent agaçante)... Mais il va croiser un trio de créatures plutôt étrange : Père Ma, Skippy G et M. Excellent. Et, par un jeu du sort, c'est ce dernier qui va être chargé d'éliminer notre mystérieux héros...
Comme pour le premier album, la recette ne diffère pas énormèment : on est en plein dans un gros trip bourrin, du vrai n'importe quoi, où le grand Geof Darrow, qui n'a plus rien à prouver depuis longtemps, ne cherche qu'une seule chose : se faire plaisir. Et s'il peut contenter les lecteurs en même temps, tant mieux ! Nous voila donc partis dans une soixantaine de pages de dialogues complètement décalés et de combats aussi farfelus qu'originaux et parfaitement mis en scène.
Et c'est là que vient le principal attrait de l'album : les dessins. Même si le scénario barré comme c'est pas permis a tout pour plaire, The Shaolin Cowboy c'est avant tout un trait précis de Geof Darrow, et surtout un sens du détail et de la mise en scène rarement atteint. Les planches sont tellement détaillées qu'on peut se surprendre à s'attarder plusieurs minutes sur une simple splash-page, mais pas des détails comme un afflux de petits traits afin de cacher ses défauts, non : on rentre vraiment dans le champ de la précision la plus parfaite. Ajoutez à cela un sens du storytelling et de la mise en scène tout bonnement parfait, et Shaolin Cowboy est un véritable plaisir pour les yeux !
En somme, comme le premier tome : du gros délire magistralement illustré. A ne surtout pas louper, mais d'occasion vu le prix plutôt rebutant des albums de Panini.











