RASL, un cambrioleur d'œuvre d'art avec le prénom Maya tatoué sur l'épaule, erre dans un désert battu à mort et ensanglanté. Il reforme le puzzle éparpillé de sa mémoire au sujet d'un job durant lequel il a volé ''Le Vieux Guitariste'', un Picasso suspendu aux murs d'une maison de maître. Après avoir signé son larcin par un tag-signature, RASL échappe de justesse à la police en utilisant sa combinaison d'immersion pour rentrer dans le Drift, un endroit qui lui permet de voyager entre les dimensions…
Jeff Smith, le créateur de Bone, revient sur le devant de la scène avec une série mariant science-fiction, technologie high-tech, raisonnements philosophico-religieux et polar noir.
Ce qui frappe dès le premier chapitre de ce RASL c'est que, comme il l'avait déjà pu le faire avec Bone, Smith arrive très rapidement, en quelques pages seulement, à rendre tout un univers (ou plutôt un multivers !) foutrement intéressant. Piquant la curiosité du lecteur, le scénariste va dévoiler des informations et révéler les choses au compte-gouttes, tout en décrivant un monde complexe et dense. Ceci, marié à un sens de la narration inné, font qu'on est très vite totalement absorbé par la lecture de cette œuvre et qu'on la dévore littéralement de bout en bout ! Rempli de références à la physique (Tesla, Maxwell), à la musique (le Bitches Brew de Miles Davis, ou le Blonde On Blonde de Dylan qui, suivant les dimensions, s'appelle Robert Zimmerman…), aux croyances païennes (le labyrinthe de la vie), ce roman graphique frappe par ses multiples niveaux de lectures (simple feuilleton SF, récit philosophique, etc.) qui permettront à plusieurs types de publics de l'apprécier sous différentes formes. Et quand, en plus, les personnages sont, comme c'est le cas ici, attachants et/ou intrigants, et sont développés avec talent par l'auteur, le constat est simple : Jeff Smith vient encore une fois de frapper très fort !
D'un point de vue graphique, RASL comporte toutes les qualités qui avaient déjà été remarquées dans les productions précédentes de l'artiste. Storytelling millimétré et possédant un rythme qui s'accorde au scénario pour offrir une narration hors pair… Utilisation d'un noir et blanc maîtrisé sachant employer les zones d'ombres à bon escient… Trait cartoony avec un côté ''enfantin'' mais bien plus mature qu'il n'y parait au premier abord... Le style de Jeff Smith a décidément tout pour plaire au plus difficile des amateurs du 9ème art. Un travail de très grande qualité qui tient en haleine pendant la centaine de pages proposée ici.
Cette nouvelle série du papa de Bones est une petite bombe ! Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire !
Jeff Smith, le créateur de Bone, revient sur le devant de la scène avec une série mariant science-fiction, technologie high-tech, raisonnements philosophico-religieux et polar noir.
Ce qui frappe dès le premier chapitre de ce RASL c'est que, comme il l'avait déjà pu le faire avec Bone, Smith arrive très rapidement, en quelques pages seulement, à rendre tout un univers (ou plutôt un multivers !) foutrement intéressant. Piquant la curiosité du lecteur, le scénariste va dévoiler des informations et révéler les choses au compte-gouttes, tout en décrivant un monde complexe et dense. Ceci, marié à un sens de la narration inné, font qu'on est très vite totalement absorbé par la lecture de cette œuvre et qu'on la dévore littéralement de bout en bout ! Rempli de références à la physique (Tesla, Maxwell), à la musique (le Bitches Brew de Miles Davis, ou le Blonde On Blonde de Dylan qui, suivant les dimensions, s'appelle Robert Zimmerman…), aux croyances païennes (le labyrinthe de la vie), ce roman graphique frappe par ses multiples niveaux de lectures (simple feuilleton SF, récit philosophique, etc.) qui permettront à plusieurs types de publics de l'apprécier sous différentes formes. Et quand, en plus, les personnages sont, comme c'est le cas ici, attachants et/ou intrigants, et sont développés avec talent par l'auteur, le constat est simple : Jeff Smith vient encore une fois de frapper très fort !
D'un point de vue graphique, RASL comporte toutes les qualités qui avaient déjà été remarquées dans les productions précédentes de l'artiste. Storytelling millimétré et possédant un rythme qui s'accorde au scénario pour offrir une narration hors pair… Utilisation d'un noir et blanc maîtrisé sachant employer les zones d'ombres à bon escient… Trait cartoony avec un côté ''enfantin'' mais bien plus mature qu'il n'y parait au premier abord... Le style de Jeff Smith a décidément tout pour plaire au plus difficile des amateurs du 9ème art. Un travail de très grande qualité qui tient en haleine pendant la centaine de pages proposée ici.
Cette nouvelle série du papa de Bones est une petite bombe ! Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire !
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