1er contact, pour ma part, avec l'artiste indépendant James Kochalka, qui m'avait déjà bluffé en feuilletant son American Elf et avec les quelques pages qu'il avait fait pour un épisode spécial d'Ultimate Spider-Man...Et je dois dire que je n'ai pas été déçu.
Monkey vs. Robot, ce sont des robots qui s'installent dans une jungle pour en pomper les ressources, où une colonie de singes vit et souhaite juste qu'on les laisse tranquilles. Bien sûr, de querelles en querelles, le conflit va rapidement se propager et avoir de cruelles conséquences.
Monkey vs. Robot, c'est un scénario en apparence simpliste de James Kochalka mais qui apporte quelques intéressantes refléxions sur la nature de l'Homme ou encore les nouvelles technologies et, souvent, leur impact désastreux sur l'environnement. C'est ça qui fait la force du récit : Une histoire qui plaira à tout le monde, petits ou grands. Et avec en tout et pour tout une dizaine de bulles dans un anglais très scolaire, tout le monde peut comprendre ce récit qui n'a vraiment rien de sophistiqué.
Mais le gros atout de Monkey vs. Robot, c'est le trait faussement enfantin de James Kochalka, un trait qui va à l'épure la plus totale tout en conservant ce côté volontairement naïf. Kochalka maîtrise réellement l'art de la narration, et le petit format carré de l'album fait qu'il va directement à l'essentiel, les pages les plus fournies bénéficiant en tout et pour tout de 4 cases. J'ajouterais encore que Kochalka maîtrise également très bien le noir et blanc et ses contrastes, en bref Monkey vs. Robot est un véritable plaisir pour les yeux.
James Kochalka, un artiste que je ne connaissais pas et dont je sais que je ne vais pas tarder à acquérir ses Johnny Boo ou autre Pinky & Stinky. Un récit faussement naïf et enfantin, que ce soit au niveau du scénario que du dessin, et qui renferme en réalité une puissance rare.