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Bourrin?

Allez, voilà ma première critique et on commence avec un TPB qui n'a absolument aucune chance de sortir en France et qui est écrit par un auteur très inégal, Michael Avon Oeming à qui on doit le Ragnarok de Thor mais aussi quelques "chefs d'oeuvre" comme Omega Flight ou Spider-man/Red Sonja.

D"abord le pitch: Ares, le Dieu mythologique de la guerre en a marre de faire partie de son Panthéon tant il est décrié par tous pour la barbarie de ses interventions, y compris pas son frère Hercule et son père Zeus. Il décide donc de refaire sa vie sur terre sous l'identité d'un modeste charpentier: tout va bien pour lui, il a même un fils (dont entre parenthèses, on ne saura avec qui il l'a eu) mais voilà que tout bascule le jour ou ses divins collègues enlèvent ce dernier pour l'obliger à venir combattre une nouvelle menace qui se profile à l'horizon....

Voilà, vu comme ça, ça donne pas forcément envie mais pour le coup, on se rend compte qu'Oeming s'y connaît très bien en mythologie (et pas seulement parce qu'il cite Homère à tout bout de champ) et qu'il arrive même à intégrer ça très bien dans l'univers Marvel. Alors, pour les fans de continuité, je vous arrête tout de suite, non, Spider-man ou les Vengeurs n'y apparaissent pas mais quelques indices nous rattachent à l'univers Marvel quand même. En ce qui concerne le fond, Oeming retrouve le souffle épique qu'il avait en écrivant les derniers épisodes de Thor: il n'hésite pas à faire appel à différentes mythologies, à les confronter, sans jamais perdre son lecteur, signe d'une forte identification des personnages. Et c'est justement là que réside tout l'intérêt de la chose, dans les personnages: on y voit un Zeus ravalant sa fierté implorant son fils répudié, une Héra va t'en guerre prête à vendre mari et fille et surtout, on y voit un Ares, certes imposant (c'est quand même le Dieu de la guerre), sauvage, barbare mais en vérité terriblement humain. Il a beau être un dieu arrogant, il n'en est pas moins un père, et tout bascule le jour où son fils disparaît. Et c'est là la réussite d'Oeming: sous couvert de guerres divines, il réussit à traiter d'un sujet universel et met les Dieux à notre portée: avouez que ça change du Ares très bourrin dépeint par Bendis dans Mighty Avengers

Je ne m'attarderai pas trop sur la forme, assurée par Travel Foreman, qui excelle aussi bien dans les scènes de combat avec 10 000 personnages que dans les scènes intimistes.

 

En bref, je conseille ce TPB pour tous ceux qui aiment la mythologie et veulent voir Ares sous un nouveau jour

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