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Il ne peut en rester qu'un ...

Difficile de décrire un tome non linéaire. En résumé, ce recueil comporte : un one-shot, un annual qui si'ntègre pourtant dans la continuité d'un arc dont nous avons la première partie : Les 7 Capitales Célestes. Vous avez suivi ? Très bien.

Ed Brubaker et Matt Fraction nous baladent, dans leur récit, d'histoire en histoire, de forme de récit en forme de récit, tout en réussissant à tisser une trame tout à fait cohérente. Le 1er épisode de ce 100%, le n°7 US, nous raconte un peu plus en détail l'histoire de Wu Ao-Shi, la première (et dernière à ce jour) femme ayant porté le titre d'Iron Fist, aperçue dans le tome 1. Racontée sous forme de conte, cette histoire est empreinte de poésie et d'émotion, et sublimée par le trait d'un dessinateur invité, Travel Foreman, vu à l'oeuvre sur les séries Ares et Dr Spectrum. Un artiste à suivre. Son back-up, Leandro Fernandez, est un peu moins inspiré mais ses traits clairs et les couleurs douces qui l'accompagnent rendent la vision assez agréable.

S'ensuit la trame principale, l'arc Les 7 Capitales Célestes, entrecoupée par l'annual nous racontant l'histoire d'Orson Randall, narrée par son biographe officiel, Ernst Erskine, surnommé Lucky Pierre. Là, le récit ressemble plus à une histoire de Doc Savage et est bourré de références aux pulps et ses personnages colorés et ses références exotiques. Rafraîchissant. La partie graphique, par contre, est plus sujette à caution, exception faite des graphismes et couleurs de Jelena Djurdjevic, la femme de Marko. Les dessins d'Howard Chaykin, dont j'apprécie assez peu le trait, et de Dan Bereton sont quelques crans en dessous, à mon sens, versant dans le limite grotesque, notamment Bereton.

L'arc en lui-même, s'il pouvait paraitre convenu au départ (ça ressemble au tournoi des 7 Boules de cristal de Dragon Ball), est pourtant très immersif, tant il développe le background K'un Lunien, cité dont on parle depuis des années mais que l'on n'avait jamais vraiment "visité". Là, cette ville se révèle un décor complet et quasiment une histoire à elle seule, développant par là-même le récit d'Iron Fist.

Graphiquement, David Aja reprend les commandes de l'histoire, épaulé par des invités pour les parties flash backs. Tous s'en tirent avec les honneurs, mais aucun ne rivalise avec l'inventivité graphique d'Aja et, notamment, son sens du découpage. De plus, ses personnages sont graves et s'intègrent parfaitement dans l'atmosphère de sérénité que dégage K'un Lun.

Une première partie de récit qui change du reste de la production Marvel, d'une manière extrêmement rafraîchissante, et qu'il serait dommage de rater.

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