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Wolvie au Japon

Logan, c'est avant tout une team de rêve : Brian K. Vaughan (Y the Last Man, Ex Machina) et Eduardo Risso (100 Bullets). C'est ensuite un personnage dont on a peut-être trop entendu parler mais qui a toujours du potentiel, surtout avec de brillants artistes : notre ami griffu Wolverine. Mais c'est également au bout du compte une grosse déception.

Une déception qui vient surtout de Vaughan. Même s'il n'a rien d'un scénariste hors norme, sa façon fraîche de raconter des histoires fait souvent mouche et l'homme nous a déjà offert quelques pépites comme The Escapists (Les Maîtres de l'Évasion) ou encore Pride of Bagdad. Malheureusement, on se trouve à des lieues de ces petits bijoux. Pourtant, l'histoire pouvait être intéressante : un fantôme ressurgit du passé martyriser Logan, qui l'avait étripé suite à l'implication de cet ex-soldat dans la dérive fatale qu'avait connue l'histoire d'amour entre Wolvie et une japonaise, le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale et de bombe atomique. Ça pouvait être sympa si tout cela n'avait pas été seulement survolé, traité qu'en surface. Comment comprendre l'attachement de Logan à sa chérie japonaise si on n'a même pas le temps de suivre leur amour ? Comment comprendre la cicatrice de celui-ci si on ne peut même pas s'attacher aux personnages ? Vaughan survole tout du long et l'histoire finit par se lire aussi rapidement qu'on l'oublie. Strictement rien de notable là-dedans, et c'est bien dommage.

Mais heureusement qu'Eduardo Risso est là pour nous en mettre plein les mirettes ! A base d'aplats de noir et blanc, son trait sec et sombre fait vraiment merveille et il ne suffit que de quelques pages pour comprendre que Risso est un des artistes les plus excitants du moment. Entre des compositions de pages dynamiques et des jeux d'ombres résolument maîtrisés, l'auteur nous tient en haleine tout du long, et si on ne se prend pas à suivre le scénario avec intérêt, on porte celui-ci sur les magnifiques planches de cet artiste. Mais, parce qu'il y a un mais, la regrettable colorisation de Dean White vient tout gâcher. Pas qu'elle soit mauvaise, non, mais pour un artiste fonctionnant uniquement par aplat, le mieux aurait été d'éviter les dégradés et la peinture pastel pour fonctionner à base de couleurs uniformes, comme le fait Patricia Mulvihill sur 100 Bullets ou encore Dave Stewart sur le Hellboy de Mignola. Ici, les couleurs "bouffent" le sublime noir et blanc de Risso et c'est bien dommage.

En bref, malgré de somptueux dessins, tout le reste (donc essentiellement le scenario et la colorisation) sont à jeter aux oubliettes. Vite lu, vite oublié. A n'acheter uniquement que pour Risso.

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