Et bien, ce n'est pas tout à fait ça. 100 Bullets, c'est bien l'histoire d'une malette contenant un flingue sorti du circuit et, donc, intraçable, prêté par l'agent Graves à une personne, pour l'aider à se venger. Mais pas que ... En effet, l'agent Graves, en fait, fait partie d'un plan bien plus vaste. Lui-même sait il à quel point ? Est il au sommet de l'échelle ou bien manipulé, lui aussi ? Pour l'instant, on n'en sait rien.
Dans ce volume, on a droit à 2 histoires. La première est celle de Dizzy Cordova, qui sort de tôle. Elle a perdu son mari et son bébé dans une fusillade, et les coupables ne sont pas ceux qu'elle croyait. J'ai trouvé cette histoire en 3 parties assez lente, pour tout vous dire. On traîne dans les ghettos avec les gangs de rue, au milieu d'histoires vues et lues 100 fois. Par contre, dès la 2ème partie, celle de Lee Dolan, là , on accélère le rythme. D'ailleurs, cette histoire tient en 2 parties seulement, ceci expliquant sûrement cela. Et c'est dans cette histoire qu'on comprend qu'on n'a pas affaire à une suite de mini-séries, mais qu'un fil conducteur va nous suivre tout au long de la série. Et tant mieux.
Les dessins sont signés Eduardo Risso. Réalistes, durs, sombres, mais aussi glamours, limite sensuels, ils s'adaptent parfaitement au récit et à l'ambiance instillée par Azzarello. Les 2 artistes se sont bien trouvés, espérons qu'ils restent ensemble un long moment sur la série.
 Couronnées "meilleure série" aux Eisner Awards, 100 Bullets vaut assurément le détour, même si ce récit introductif n'est pas très pêchu.











